la PDD ou bornavirose et le canari

Récemment, un bornavirus aviaire a été détecté chez certains canaris sauvages. Des études expérimentales ont permis de mieux définir ses effets chez le canari pour le comparer à ce qui survient chez les perroquets.

Canari

 

Dans l'étude menée par nos confrères, le virus était inoculé à des canaris en bonne santé. Aucun d'entre eux n'a présenté de symptôme après 5 mois. Cependant l'autopsie révélait une infiltration lymphoplasmocytaire et la présence du virus dans le cerveau et plusieurs autres organes.

Les canaris diagnostiqués atteints de la bornavirose à la clinique des oiseaux d'Oberschleissheim en Allemagne étaient généralement présentés pour des troubles chroniques. Des symptômes respiratoires étaient observés chez certains, du fait de la dilatation du tractus digestif venait comprimer les sacs aériens. Chez d'autres individus, ce sont des symptômes généraux qui motivaient la consultation :  perte de poids, abattement... Des symptômes neurologiques ont également été observés : démarche ébrieuse (ataxie), convulsions, syndrome vestibulaire (tête penchée).

La Bornavirose aviaire est une ganglionévrite, c'est à dire une infiltration de cellules inflammatoires dans les tissus nerveux. La localisation de ces derniers est large, du plexus nerveux gastro-intestinal aux neurones du système nerveux central, en passant par les nerfs périphériques, ce qui explique la variété de symptômes. Elle correspond à un dérèglement du système immunitaire , et peut être associé à des co-infections comme celles à Macrorhabdus ornithogaster, trichomonas gallinae, mycobacterium genavense. Le mécanisme pathologique (pathogénie) semble le même que chez le perroquet.